Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Aimer l'Église > Loyauté envers l'Église  > Point 27
27

L'Église n'est ni un parti politique, ni une idéologie sociale, ni une organisation mondiale pour la concorde ou le progrès matériel, même si ces activités et d'autres du même genre ont leur noblesse. L'Église a toujours réalisé et réalise un travail immense en faveur des nécessiteux, de ceux qui souffrent, de tous ceux qui pâtissent d'une façon ou d'une autre des conséquences du seul mal véritable qu'est le péché. Et à tous — aux nécessiteux de tous genres et à ceux qui croient jouir de la plénitude des biens de la terre — l'Église vient confirmer une seule chose essentielle et définitive : que notre destin est éternel et surnaturel, que nous ne nous sauverons pour toujours qu'en Jésus—Christ, et qu'en lui seul nous obtiendrons déjà d'une certaine façon en cette vie la paix et le bonheur véritables.

Demandez maintenant avec moi à Dieu Notre Seigneur que nous, les catholiques, nous n'oubliions jamais ces vérités, et que nous nous décidions à les mettre en pratique. L'Église catholique n'a pas besoin de l'approbation des hommes, parce qu'elle est l'oeuvre de Dieu.

Nous manifesterons que nous sommes catholiques par les fruits de sainteté que nous donnerons, parce que la sainteté n'admet pas de frontières et n'est le patrimoine d'aucun particularisme humain. Nous démontrerons que nous sommes catholiques si nous prions, si nous nous adressons continuellement à Dieu, si nous nous efforçons toujours et en tout d'être justes — au sens le plus large du mot, qui est souvent utilisé de nos jours avec une nuance matérialiste et fausse — si nous aimons et défendons la liberté personnelle des autres hommes.

Je vous rappelle aussi une autre preuve manifeste de la catholicité de l'Église : la conservation et l'administration fidèles des sacrements tels qu'ils ont été institués par Jésus—Christ, sans aucune tergiversation humaine, ni tentative de les conditionner psychologiquement ou sociologiquement. Car personne ne peut déterminer ce qui est du ressort d'un autre mais seulement ce qui relève de son propre pouvoir. Et comme la sanctification de l'homme relève de la puissance de Dieu sanctifiant, il n'appartient pas à l'homme de définir à sa guise ce qui doit le sanctifier : cela doit être déterminé par institution divine (Saint Thomas, S. Th. III, q. 60, a. 5). Ces tentatives d'amoindrir l'universalité de l'essence des sacrements pourraient peut—être se justifier s'il s'agissait de simples signes, de symboles, opérant selon les lois naturelles de compréhension et d'intelligence. Mais les sacrements de la Nouvelle Loi sont à la fois causes et signes. C'est pourquoi l'on enseigne communément qu'ils causent ce qu'ils signifient. Il s'ensuit qu'ils gardent parfaitement la raison de sacrements tant qu'ils sont ordonnés à quelque chose de sacré, non seulement comme signes, mais aussi comme causes (Ibid., q. 62, a. 1 ad 1).


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