Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Amis de Dieu > Sur les pas du Seigneur > Point 135
135

Prenons d’autres exemples, tirés également de la vie courante. Saint Paul les mentionne : Tout athlète se prive de tout ; mais eux c’est pour obtenir une couronne périssable, nous, une impérissable. Il vous suffit de jeter un regard autour de vous. Voyez le nombre de sacrifices que les hommes et les femmes s’imposent, bon gré mal gré, pour soigner leurs corps, pour préserver leur santé, pour gagner l’estime d’autrui... Et nous, ne serions-nous pas capables de nous émouvoir de l’immense amour de Dieu si mal payé de retour par l’humanité, en mortifiant ce qui doit être mortifié, afin que notre intelligence et notre cœur vivent davantage attentifs au Seigneur ?

Le sens chrétien a été tellement défiguré dans tant de consciences que, quand on parle de mortification et de pénitence, on ne pense qu’aux longs jeûnes et aux cilices dont il est question dans les admirables récits de quelques biographies de saints. En commençant cette méditation, nous avons établi, comme prémisses qui allaient de soi, que nous devons prendre Jésus-Christ pour modèle de notre conduite. Or, s’il est vrai qu’il a préparé sa prédication en se retirant au désert, y jeûnant quarante jours et quarante nuits, il n’est pas moins certain qu’il a pratiqué avant et après la vertu de tempérance avec un tel naturel que ses ennemis en profitèrent pour l’accuser calomnieusement d’être un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.

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