Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Amis de Dieu > Sur les pas du Seigneur > Point 139
139

Je pourrais continuer à t’indiquer une foule de détails de pénitence (je t’ai seulement cité ceux qui me venaient maintenant à l’esprit) dont tu peux tirer profit tout au long de ta journée pour t’approcher de plus en plus de Dieu, de plus en plus de ton prochain. J’insiste que si je t’ai mentionné ces exemples, ce n’est pas parce que je méprise les grandes pénitences ; au contraire, elles s’avèrent saintes et bonnes, et même nécessaires, quand le Seigneur nous appelle sur ce chemin, en comptant toujours avec l’approbation de celui qui dirige ton âme. Mais je te préviens que les grandes pénitences sont également compatibles avec les chutes retentissantes, provoquées par l’orgueil. En revanche, si nous cherchons continuellement à plaire à Dieu dans nos petits combats personnels — sourire quand on n’en a pas envie ! je t’assure que, par moments, un sourire coûte plus qu’une heure de cilice —, nous évitons par là de donner prise à l’orgueil, ou de tomber dans la naïveté ridicule de nous prendre pour des héros admirables. Nous serons plutôt devant lui comme cet enfant qui ne peut offrir à son père que des petits riens, que celui-ci reçoit avec une immense joie.

Mais alors, un chrétien doit-il toujours se mortifier ? Oui, mais par amour. Parce que nous portons le trésor de notre vocation en des vases d’argile, pour qu’on voie bien que cette extraordinaire puissance appartient à Dieu et ne vient pas de nous. Nous sommes pressés de toutes parts, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés. Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.

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