Amis de Dieu > Vivre face à Dieu et face aux hommes > Point 159
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Poursuivons le récit de saint Matthieu: nous savons que tu es franc et que tu enseignes la voie de Dieu avec franchise. Pareil cynisme m'étonne toujours. Ils viennent dans l'intention de déformer les paroles de Jésus Notre Seigneur et de le prendre en défaut et, au lieu d'exposer tout simplement ce qu'ils considéraient comme un problème insoluble, ils tentent d'étourdir le Maître par des louanges qui ne devraient provenir que de lèvres amies et de coeurs droits. Je m'arrête à dessein sur ces nuances, pour que nous apprenions à être non pas méfiants, mais prudents ; pour que nous refusions la ruse de la simulation, quand bien même elle apparaîtrait revêtue de phrases ou de gestes qui correspondent à la réalité, comme c'est le cas dans le passage que nous méditons : Tu ne regardes pas au rang des personnes, Lui disent-ils: Tu es venu pour tous les hommes; rien ne peut T'empêcher de proclamer la vérité ni d'enseigner le bien.

Je vous le répète: prudence oui, méfiance non. Accordez à tous la confiance la plus absolue, agissez avec dignité, noblesse de coeur. Pour ma part, la parole d'un chrétien, d'un homme loyal, compte plus que la signature authentique de cent notaires unanimes — parce que j'ai une confiance totale en lui —; même si, pour avoir obéi à ce critère, je me suis peut-être laissé tromper parfois. Je préfère courir le risque qu'un indélicat abuse de cette confiance, plutôt que d'ôter à quelqu'un le crédit qu'il mérite comme personne et comme enfant de Dieu. Je vous assure que je n'ai jamais été déçu par les résultats en agissant de cette façon.

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