Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Amis de Dieu > Car ils verront Dieu > Point 181
181

Dites-vous bien que celui qui est corrompu par la concupiscence charnelle ne peut avancer spirituellement, qu’il est incapable de réaliser une bonne action ; c’est un infirme, jeté comme un torchon. Avez-vous déjà vu ces malades atteints d’une paralysie progressive, qui ne peuvent plus se débrouiller ni se mettre debout ? Parfois c’est à peine s’ils peuvent remuer la tête. Eh bien dans le domaine surnaturel, c’est ce qui arrive à ceux qui ne sont pas humbles et qui se sont lâchement abandonnés à la luxure. Ils ne voient, n’entendent, ne comprennent rien. Ils sont paralysés et comme fous. Chacun de nous doit invoquer le Seigneur, la Mère de Dieu, et leur demander de nous accorder l’humilité et la volonté de profiter avec piété du remède divin de la confession. Ne permettez pas qu’un foyer de pourriture se forme dans votre âme, aussi petit soit-il. Parlez. Quand l’eau coule, elle est propre ; quand elle stagne, elle forme une mare remplie de saletés repoussantes et, d’eau potable qu’elle était, elle devient un bouillon de culture.

Que la chasteté soit possible et qu’elle constitue une source de joie, vous le savez comme moi ; il est clair aussi qu’elle exige de nous de temps en temps un peu d’effort. Écoutons saint Paul : Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres, malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Crie encore davantage si cela t’est nécessaire, mais n’exagérons pas : sufficit tibi gratia mea, ma grâce te suffit, nous répond notre Seigneur.

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