Josemaría Escrivá Obras
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Voyons les ressources sur lesquelles nous pouvons toujours compter, nous autres chrétiens, pour l’emporter dans ce combat pour protéger la chasteté : non pas comme des anges, mais comme des femmes et des hommes en bonne santé et pleins de force, pour tout dire normaux ! Je vénère de toute mon âme les anges et je suis uni à cette armée de Dieu par une grande dévotion, mais je n’aime pas nous comparer à eux, parce que les anges ont une nature différente de la nôtre et que ce parallèle serait source de désordre.

Dans beaucoup de secteurs s’est répandu un climat de sensualité qui, joint à la confusion doctrinale, en amène beaucoup à justifier toutes les aberrations ou, tout au moins, à manifester la plus large tolérance pour toutes sortes de mœurs licencieuses.

Nous devons être aussi purs que possible, et sans aucune crainte en ce qui concerne le corps, parce que le sexe est quelque chose de saint et de noble en tant que participation au pouvoir créateur de Dieu, et de ce fait destiné au mariage. Et c’est ainsi que, purs et sans crainte, vous donnerez par votre conduite le témoignage des possibilités et de la beauté de la sainte pureté !

En premier lieu, nous nous efforcerons d’affiner notre conscience en approfondissant suffisamment pour être sûrs d’avoir acquis une bonne formation et pour bien distinguer entre la conscience délicate, grâce authentique de Dieu, et la conscience scrupuleuse, qui est quelque chose de très différent.

Prenez un soin tout particulier de la chasteté et des autres vertus qui forment sa suite, la modestie et la pudeur, et qui en sont en quelque sorte la sauvegarde. Ne négligez pas si légèrement ces règles qui sont si efficaces afin d’être toujours dignes du regard de Dieu : la surveillance attentive des sens et du cœur ; le courage, le courage de la couardise, de fuir les occasions ; la fréquentation assidue des sacrements et, en tout premier lieu, de la confession sacramentelle ; la sincérité pleine et entière dans la direction spirituelle personnelle ; la douleur, la contrition, la réparation après les fautes. Le tout imprégné d’une tendre dévotion envers Notre Dame, afin qu’elle nous obtienne de Dieu le don d’une vie sainte et pure.

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