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Repoussez, si elle se présente, cette idée erronée issue de la paresse que la prière peut attendre. Ne remettons jamais au lendemain cette source de grâces. C'est maintenant le bon moment. Dieu, qui regarde avec amour toute notre journée, préside à notre prière intime: toi et moi, je l'affirme à nouveau, nous devons nous confier à Lui comme on se confie à un frère, à un ami, à un père. Dis-lui moi je le lui dis qu'Il est toute Grandeur, toute Bonté, toute Miséricorde. Et ajoute : c'est pourquoi je veux m'éprendre de Toi, malgré la rudesse de mes manières, de ces pauvres mains que voici, usées et écorchées aux sentiers ardus et poussiéreux de la terre.
Ainsi nous marcherons, presque sans nous en rendre compte, à une allure divine, ferme et vigoureuse, avec au coeur la conviction intime que, près du Seigneur, même la douleur, l'abnégation, les souffrances sont aimables. Quelle force, pour un enfant de Dieu, de se savoir si près de son Père ! Aussi, quoi qu'il arrive, suis-je inébranlable, sûr avec toi, mon Seigneur et mon Père, qui es mon rocher et ma force
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