 |
287 |
 |
Maîtresse de charité. Rappelez-vous la scène de la présentation de Jésus au temple. Le vieillard Siméon dit à Marie, sa mère : “ Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l'âme ! afin que se révèlent les pensées intimes d'un grand nombre . L'immense charité de Marie envers l'humanité fait que s'accomplisse également en Elle l'affirmation du Christ: Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Les Souverains Pontifes ont appelé Marie à bon droit CoRédemptrice : tellement, en même temps que son Fils souffrant et mourant, elle souffrit jusqu'à en mourir presque; et Elle a renoncé de telle sorte à ses droits maternels sur son Fils, pour le salut des hommes en L'immolant, autant qu'il dépendait d'Elle, pour apaiser la justice de Dieu, que l'on peut dire à juste titre qu'Elle a racheté le genre humain conjointement au Christ. Nous comprenons mieux de la sorte ce moment de la Passion de Notre Seigneur, que nous ne nous lasserons jamais de méditer : stabat autem iuxta crucem Iesu mater eius, à côté de la croix de Jésus se trouvait sa Mère.
Vous aurez remarqué comment certaines mères, mues par un orgueil légitime, s'empressent de se mettre à côté de leurs fils quand ils triomphent, quand ils reçoivent un hommage public. D'autres en revanche, même en ces moments, restent au second plan, aiment en silence. Marie était ainsi, et Jésus le savait.
|
 |
|