Amis de Dieu > Vers la sainteté > Point 310
310

Je me lèverai donc, et parcourrai la ville. Dans les rues et sur les places, je chercherai celui que mon coeur aime. Et non seulement la ville: je courrai d'un bout du monde à l'autre — par tous les pays, par tous les peuples, par les chemins et les sentiers — pour parvenir à la paix de mon âme. Et je la découvrirai dans mes occupations quotidiennes, qui ne sont pas pour moi une entrave mais au contraire, une voie et un motif pour aimer de plus en plus Dieu et m'unir de plus en plus à Lui.

Et lorsque la tentation du découragement, des contradictions, de la lutte, de la tribulation, d'une nouvelle nuit de l'âme nous assaille avec violence, le psalmiste met sur nos lèvres et dans notre intelligence ces mots: je suis avec Lui dans la détresse. O Jésus, en comparaison de ta Croix, que vaut la mienne ? Devant tes blessures, que sont mes égratignures ? Devant ton Amour immense, infini et pur, qu'est-ce que cette pauvre petite peine dont Tu as chargé mes épaules ? Et votre coeur, comme le mien, se remplissent d'une sainte avidité, quand nous Lui avouons — par nos actes — que nous mourons d'Amour.

Alors naît la soif de Dieu, le désir de comprendre ses larmes, de voir son sourire, son visage... J'estime que la meilleure façon de l'exprimer consiste à répéter de nouveau, avec l'Ecriture : comme languit un cerf après l'eau vive, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Et l'âme avance, plongée en Dieu, divinisée: le chrétien est devenu un voyageur assoiffé, qui ouvre la bouche pour s'abreuver aux eaux de la fontaine

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