Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Entretiens > Pourquoi l'Opus Dei est-il né ? > Point 28
28

Etant donné que l'on trouve des membres de l'Opus Dei dans les couches les plus diverses de la société et que certains d'entre eux sont au service ou à la tête d'entreprises ou de groupes parfois importants, ne peut-on penser que l'Opus Dei tente de coordonner ces activités suivant une certaine ligne politique, économique, etc. ?

— En aucune façon. L'Opus Dei n'intervient jamais dans l'ordre politique ; il est absolument étranger à toute tendance, à tout groupe ou régime politique, économique, culturel ou idéologique. Ses buts — je le répète — sont exclusivement spirituels et apostoliques. Il exige simplement de ses membres qu'ils vivent en chrétiens, qu'ils s'efforcent d'ajuster leur vie à l'idéal évangélique. Il ne s'immisce par conséquent, en aucune manière, dans les questions temporelles.

Si on ne le comprend pas, c'est sans doute qu'on ne comprend pas la liberté personnelle et qu'on ne parvient pas à distinguer entre les fins uniquement spirituelles, en vue desquelles on vient à l'OEuvre, et le très vaste champ des activités humaines — l'économie, la politique, la culture, l'art, la philosophie, etc. — où les membres de l'Opus Dei jouissent de la plus entière liberté et assument leur responsabilité personnelle.

Dès l'instant où ils adhèrent à l'OEuvre, tous savent parfaitement que leur liberté individuelle est réelle, de sorte que s'il arrivait que l'un d'entre eux fit pression sur les autres et tentât de leur imposer ses propres vues en matière politique, ou de les mettre au service d'intérêts humains, les autres s'insurgeraient et l'expulseraient sur-le-champ.

Le respect de la liberté de ses membres est une condition essentielle à la vie même de l'Opus Dei. Sans ce respect, personne ne viendrait à nous. Mieux encore: si d'aventure — cela ne se produit pas, ne s'est jamais produit et, avec l'aide de Dieu, ne se produira jamais — l'Opus Dei intervenait en matière politique ou en quelque autre activité humaine, le premier adversaire de l'OEuvre ne serait autre que moi.

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