Josemaría Escrivá Obras
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L'on perçoit, dans l'opinion étudiante, une critique de plus en plus vive à l'égard de la chaire à vie. Ce courant d'opinion vous semble-t-il opportun ?

— Oui. Tout en reconnaissant que le niveau scientifique et humain du corps professoral espagnol est élevé, je préfère le système du contrat renouvelable. J'estime que celui-ci ne constitue pas un préjudice économique pour le professeur et qu'il le stimule à ne pas abandonner la recherche et à se perfectionner dans sa spécialisation. De cette manière, l'on évitera aussi de considérer les chaires comme des fiefs plutôt que comme une position d'où l'on peut mieux servir les autres.

Je n'exclus pas que le système des chaires à vie puisse donner de bons résultats dans certains pays, ni non plus que grâce à ce système il y ait des cas de professeurs très compétents qui, de leur chaire, rendent de véritables services de type universitaire. Mais j'estime que le système du contrat renouvelable contribue à augmenter le nombre de ces cas, ce qui permet d'arriver à l'idéal où pratiquement tous les professeurs réunissent ces conditions.

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