Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Entretiens > L'Université au service de la société actuelle > Point 85
85

En mai dernier, au cours d'une réunion que vous avez eue avec les étudiants de l'université de Navarre, vous avez promis un livre sur des thèmes estudiantins et universitaires. Pourriez-vous nous dire s'il paraîtra bientôt ?

— Permettez une petite vanité à un vieil homme de plus de soixante ans : j'espère que ce livre sortira et qu'il rendra service aux professeurs et aux étudiants. Du moins y mettrai-je toute l'affection que j'ai pour 1'Université, une affection que je n'ai jamais perdue depuis mes premiers contacts avec celle-ci il y a si longtemps !

Le livre tardera peut-être encore un peu, mais il paraîtra. J'avais promis auparavant aux étudiants de Navarre une statue de la Vierge qui serait placée au milieu du Campus, pour qu'elle y bénisse l'amour pur et sain de votre jeunesse. Elle tarda un peu mais, au bout de quelque temps, la statue de Sainte Marie, Mère du Bel Amour, arrivait, spécialement bénie pour vous par le saint-père.

Pour ce qui est du livre, je dois vous prévenir de ne pas vous attendre à ce qu'il plaise à tout le monde. J'y exposerai mes opinions et j'espère qu'elles seront respectées par ceux qui pensent le contraire, tout comme je respecte toutes les opinions différentes de la mienne ; tout comme je respecte ceux qui ont le coeur grand et généreux, même s'ils ne partagent pas ma foi dans le Christ. Je vous raconterai quelque chose qui m'est souvent arrivé, et la dernière fois c'était ici, à Pampelune. Un étudiant qui voulait me saluer s'approcha et me dit :

— Monseigneur, je ne suis pas chrétien, je suis musulman.

— Tu es fils de Dieu, comme moi, lui répondis-je. Et je l'ai embrassé de toute mon âme.


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