Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Forge > Lutte > Chap 2
58

L’élection divine signifie et requiert la sainteté personnelle.


59

Si tu réponds à l’appel que le Seigneur t’a adressé, ta vie — ta pauvre vie ! — laissera dans l’histoire de l’humanité un sillon large et profond, lumineux et fécond, éternel et divin.


60

Être saint: une obligation de chaque jour. — Oui, saint ! Sans rien faire d’étrange, mais tout simplement en luttant dans ta vie intérieure et dans l’accomplissement héroïque de ton devoir, jusqu’au bout.


61

La sainteté ne consiste pas à faire de grandes choses, mais à lutter pour que ta vie surnturelle ne s’épuise pas à te laisser brûler jusqu’à la dernière fibre, en servant Dieu à la dernière place..., ou à la première: là où le Seigneur t’appellera.


62

Notre-Seigneur ne s’est pas contenté de nous dire qu’il nous aime: il nous l’a démontré par ses oeuvres et par sa vie tout entière. — Et toi ?


63

Si tu aimes Notre-Seigneur, tu dois “nécessairement” sentir peser sur toi la charge bénie des âmes pour les mener à Dieu.


64

Pour qui veut vivre d’Amour (avec une majuscule), s’en tenir au moyen terme est bien insuffisant: c’est là lésinerie, calcul mesquin.


65

La recette pour ton chemin de chrétien ? Prière, pénitence, travail inlassable, dans l’accomplissement plein d’amour de ton devoir.


66

Mon Dieu, apprends-moi à aimer ! — Mon Dieu, apprends-moi à prier !


67

Nous devons demander à Dieu la foi, l’espérance, la charité humblement, en étant persévérants dans notre prière, en gardant une conduite honnête et des mœurs pures.


68

Tu ne sais comment me remercier pour ce saint zèle qui s’est emparé de ton âme, m’as-tu dit.

     — Je me suis empressé de te répondre: ce n’est pas moi qui fait vibrer ton âme, mais le Saint-Esprit.

     — Aime-le, fréquente-le. — C’est ainsi que tu t’éprendras davantage et mieux de lui, et tu le remercieras de s’être établi dans ton âme, pour que tu aies de la vie intérieure.


69

Lutte jusqu'à ce que le saint Sacrifice de l’autel devienne le centre et la racine de ta vie intérieure; toute ta journée deviendra alors un culte rendu à Dieu (prolongation de la messe que tu as entendue, préparation de la suivante); un culte qui rejaillira en oraisons jaculatoires, en visites au Saint-Sacrement, en offrande de ton travail professionnel et de ta vie de famille.


70

Efforce-toi de rendre grâces à Jésus dans l’Eucharistie, en chantant les louanges de Notre-Dame, de la Vierge pure, sans tache, de celle qui a mis au monde le Seigneur.

     — Avec l’audace de l’enfant, ose dire ces paroles à Jésus: mon bel Amour, bénie soit la Mère qui t’a mis au monde !

     Cela lui fera plaisir à coup sûr, et il n’en mettra que plus d’amour dans ton âme.


71

Saint Luc, l’Évangéliste, évoque Jésus en train de prier... Quelle pouvait bien être la prière de Jésus !

     Contemple calmement ceci: les disciples vivent dans l’intimité de Jésus-Christ. Et au fil de leurs conversations le Seigneur leur apprend — par son exemple aussi —comment ils doivent prier; il leur révèle ce grand prodige de la miséricorde divine: nous sommes enfants de Dieu et nous pouvons nous adresser à lui, comme un enfant parle à son Père.


72

Lorsque tu te disposes chaque jour à travailler près du Christ et à t'occuper de tant d’âmes qui le cherchent, sois bien convaincu qu’il n’existe qu’un seul chemin, le recours à Notre-Seigneur.

     C’est seulement dans la prière et par la prière que nous apprenons à servir les autres !


73

N'oublie jamais que la prière ne consiste pas en de beaux discours, en phrases grandiloquentes ou consolantes…

     La prière, c’est parfois regarder une représentation de notre-Seigneur ou de sa Mère; d’autres fois formuler une demande, d'autres encore offrir ce que l'on a fait de bien, les fruits de sa fidélité...

     Comme la sentinelle qui veille, nous devons nous tenir nous autres à la porte de Dieu notre-Seigneur: et cela c’est prier. Ou bien être comme le petit chien aux pieds de son maître.

     — N’aie pas peur de le lui dire: Seigneur, me voici comme un chien fidèle; ou mieux, comme un petit âne qui n’enverra pas de ruades à celui qui l’aime.


74

Nous devons tous être “ipse Christus” — le Christ lui-même. C’est ce que nous commande saint Paul au nom de Dieu: “Induimini Dominum Iesum Christum”, revêtez-vous de Jésus-Christ.

     Que chacun d’entre nous — toi aussi ! — examine comment il endosse ce vêtement dont nous parle l’Apôtre; que chacun ne cesse de dialoguer personnellement avec le Seigneur.


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