Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Quand le Christ passe > Le Christ Roi > Point 185
185

Peut-être objecterez-vous que peu de gens veulent entendre cela et moins encore veulent le mettre en pratique Il est évident que la liberté est une plante forte et saine qui s'acclimate mal aux pierres, aux épines et aux chemins battus par les gens. Cela avait été annonce avant même la venue du Christ sur la terre.

Souvenez-vous du psaume 2 : pourquoi ces nations en tumulte, ce vain grondement des peuples ? Les rois de la terre se lèvent, les princes conspirent contre Yahvé et son Oint. Vous voyez, il n'y a rien de nouveau. Il s'opposaient au Christ avant qu'Il ne naisse; ils s'opposaient à Lui alors que ses pieds foulaient pacifiquement les sentiers de Palestine; et maintenant encore ils Le persécutent en attaquant les membres de son Corps, mystique et royal. Pourquoi tant de haine, pourquoi un tel acharnement contre la simplicité candide, pourquoi partout cet écrasement de la liberté de chaque conscience ?

Brisons ses entraves, faisons sauter son joug. Ils brisent le joug suave, ils rejettent Son fardeau, merveilleux fardeau de sainteté et de justice, de grâce, d'amour et de paix. L'amour les met en rage et ils se moquent de la bonté d'un Dieu qui a la faiblesse de renoncer à utiliser ses légions d'anges pour se défendre. Si le Seigneur acceptait de transiger, de sacrifier quelques innocents pour faire plaisir à une majorité de coupables, alors ils pourraient bien essayer de s'entendre avec Lui. Mais Dieu ne raisonne pas ainsi. En véritable Pere, Il est prêt à pardonner à des milliers d'hommes qui font le mal, pourvu qu'il y ait seulement dix justes. Ceux qui sont mus par la haine ne peuvent comprendre cette miséricorde. L'impunité dont ils croient jouir sur la terre les pousse vers toujours plus d'injustice.

Celui qui siège dans les cieux s'en amuse, Yavhé les tourne en dérision. Puis dans sa colère Il leur parle, dans sa fureur Il les frappe d'épouvante. Oh comme elle est légitime, la colère de Dieu, comme sa fureur est juste, et grande sa clémence!

C'est moi qui ai sacre mon roi sur Sion, ma sainte montagne. J'énoncerai le décret de Yahvé: Il m'a dit : Tu es mon fils, oui, aujourd'hui, je t'ai engendré. Dans sa miséricorde, Dieu le Pere nous a donné son Fils pour Roi. Il s'attendrit en menaçant. Il annonce sa colère, mais nous donne son amour. Tu es mon fils: Il s'adresse au Christ et Il s'adresse à toi et à moi, si nous acceptons d'être alter Christus, ipse Christus.

Les mots sont impuissants à exprimer l'émotion qui étreint notre coeur devant la bonté de Dieu. Il nous dit: tu es mon fils. Non pas un étranger, ni un serviteur traite avec bienveillance, ni un ami, ce qui serait déjà beaucoup. Un fils! Il nous permet de vivre envers Lui la piété filiale et même, j'oserai l'affirmer, cette audace des fils auxquels leur Père ne peut rien refuser.

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