Josemaría Escrivá Obras
 
 
 
 
 
 
  Quand le Christ passe > En l'Epiphanie du Seigneur > Point 37
37

Et voici qu'avec les Rois Mages, nous offrons aussi la myrrhe, c'est-à-dire le sacrifice indispensable à la vie chrétienne. La myrrhe nous rappelle le souvenir de la passion du Seigneur: sur la Croix on Lui donne à boire de la myrrhe mêlée à du vin, et c'est avec de la myrrhe que son corps est oint pour la sépulture. Mais ne pensez pas que de réfléchir à la nécessité du sacrifice et de la mortification puisse ajouter une note de tristesse à la joie de cette fête que nous célébrons aujourd'hui.

La mortification n'est ni pessimisme ni aigreur. La mortification ne vaut rien sans la charité: c'est pourquoi nous devons chercher des mortifications qui, en nous aidant à dominer les choses de la terre, ne mortifient pas ceux qui vivent avec nous. Le chrétien ne peut être ni un bourreau ni un misérable; c'est un homme qui sait à la fois aimer et le montrer, et pour qui la douleur est la pierre de touche de l'amour.

Mais j'ajoute, encore une fois, que cette mortification ne saurait consister en de grands renoncements, qui d'ailleurs se présentent rarement. Il doit s'agir plutôt de petites luttes: sourire à qui nous importune, refuser au corps les caprices de biens superflus, nous habituer à écouter autrui, faire fructifier le temps que Dieu met à notre disposition... Et tant d'autres détails, insignifiants en apparence, qui surgissent sans que nous les cherchions — contrariétés, difficultés, chagrins — au fil de chaque jour.

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